Qu’est-ce que une habilitation AIPR et a quoi ça sert ?

Qu’est-ce que une habilitation AIPR et a quoi ça sert ?

Le champ législatif et réglementaire des travaux à côté des réseaux a été profondément modifié : dans le système original, les devoirs étaient nés presque exclusivement par les entreprises de travaux. Or, en 2012, les rôles et responsabilités ont été répartis entre les différents acteurs : maîtres d’ouvrage (clients, maîtres d’œuvre), exploitants de réseaux, entreprises de travaux (entreprises de construction, services techniques municipaux, etc.)

La formation et le contrôle des compétences sont au cœur du dispositif : depuis le 1er janvier 2018, les personnes qui travaillent en amont des projets de rénovation et construction ou pendant leur réalisation doivent obtenir une ” autorisation pour toute intervention à côté des réseaux ” (AIPR). L’objectif est d’éviter les dommages aux biens ou aux personnes lors de travaux à côté des réseaux que ce soit en zone rurale ou en zone urbaine.

Qu’est-ce qu’une habilitation AIPR ?

l’habilitation AIPR est devenue un véritable fléau pour les travailleurs à proximité des chantiers de construction ou de rénovation puisqu’elle les différencie à un détail près : l’habilitation AIPR d’un travailleur signifie qu’un membre de l’équipe peut être à l’origine de la poursuite des travaux puisque la législation impose clairement qu’au moins un travailleur de chaque chantier ait la certification AIPR, l’accréditation signifie clairement que vous êtes autorisé à travailler à proximité d’un chantier ou d’une construction en maîtrisant votre sécurité et celle de vos collègues.

Un cours et une formation

il s’agit d’une formation de 6 à 7 heures nécessaire pour obtenir l’habilitation AIPR allant de méthodes pédagogiques à des cours écrits en passant par des travaux pratiques et des exemples utilisant de nombreuses méthodes pour pousser le stagiaire à acquérir de plus en plus de connaissances sur la sécurité.

Un examen exigeant

L’examen, d’une durée d’une heure, se déroule sur la plateforme du ministère et peut comporter 30 QCM pour les opérateurs et 40 pour les superviseurs-concepteurs. Les questions seront choisies de manière aléatoire parmi 178 questions définies par le Ministère français de l’environnement, de l’énergie et donc de la mer (MEEM). Elles comprendront 10% de questions prioritaires. La notation sera appliquée comme suit : +2 points pour une réponse exacte, 0 point si aucune réponse n’est donnée, -1 point pour une réponse incorrecte à une question non prioritaire et -5 points pour une réponse incorrecte à une question prioritaire. Pour réussir l’examen, les opérateurs doivent obtenir un minimum de 36 points sur 60 et les superviseurs-concepteurs un minimum de 48 points sur 80.

L’objectif de la formation

Il est possible de lister les objectifs brièvement comme suit :

– Avoir une connaissance suffisante de la réglementation relative à l’avis ministériel.

– savoir identifier les différents réseaux.

– Savoir identifier les risques et adapter sa méthode de travail à chaque situation.

 

Les compétences acquises

La plupart des opérations de première ligne s’appuient sur une combinaison de formulaires papier et de transfert informel de connaissances de la part des autres membres de l’équipe pour naviguer dans le processus de délivrance des permis de travail sur le terrain. Pourtant, lorsque le moment est venu de commencer les travaux, les permis de travail sont souvent encore administrés dans le bureau des permis, la protection des travailleurs sur le site contre d’éventuels accidents et la sécurité de l’environnement de travail, rendant le travailleur nouvellement formé capable de la gestion de la paperasse, la protection du site de construction, la sécurisation du périmètre de travail et des collègues, en plus de la capacité de superviser le chantier.

Author: Damien

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